jeudi 14 juin 2012, 16:42
Editorial
C’est la vie des gens qui nous intéressent
« L’Humain d’abord » c’est l’actualité !
Nous arrivons au terme d’un long cycle électoral. Il aura été enthousiasmant. Beaucoup de militantes et de militants se sont retrouvés dans la dynamique du Front de gauche. Le Front de gauche a fait irruption dans le paysage politique national. En Vendée il est visible, audible. C’est une force en devenir. D’où les attaques nombreuses et sournoises lancées contre lui par la gauche sociale-démocrate et les principaux médias à son service. Il faudra pourtant bien s’y faire. Le Front de gauche en Vendée n’est pas en crise, contrairement à ce qu’insinue Ouest-France de mardi 12 juin.
Dimanche prochain, 17 juin, il y aura une majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Le PS veut y être majoritaire à lui tout seul. C’est son choix. Il est conforme aux décisions qu’il a prises lors de son dernier congrès national, à savoir devenir une force d’alternance qui se refuse désormais à faire du dépassement du capitalisme son objectif politique. La déclaration adoptée à l’unanimité des militantes et militants du Front de gauche présents dimanche soir 10 juin est claire et responsable. « …le Front de gauche en Vendée n’apportera pas son soutien, aux candidates et candidats qui ne s’engageraient pas maintenant, concrètement, à voter contre la ratification du nouveau traité européen (« traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » ou TSCG), et qui ne s’engageraient pas à remettre en cause le Mécanisme Européen de Stabilité (et sa règle d’or). En effet, il n’y aura pas de changement en France si la nouvelle Assemblée Nationale cède à nouveau à la troïka représentée par la Commission de Bruxelles, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International »…(1)
Cette déclaration n’est pas pour surprendre. Elle est responsable. Les gens que nous avons rencontrés, nombreux, tout au long de ces mois de campagne nous ont expliqué comment et pourquoi ils avaient besoin de véritables changements. C’est leur vie, souvent faite de bouts de précarité, de renoncements, de désillusion qui ne leur va pas. Il faut donc que ça change. Et nous le savons, il ne peut pas y avoir de politiques nouvelles si on reste dans le sillon tracé par le traité de Maastricht et aggravé par le nouveau traité européen dit « TSCG ».
Bien évidemment les militantes et militants du Front de gauche veulent souffler un peu. Ce temps de pause sera respecté. En même temps, nous réfléchissons à tout ce qu’il va y avoir à faire. D’abord être dans toutes les luttes pour résister et inverser le cours des choses dans les domaines de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la précarisation des vies, de l’éducation, de la santé, de l’environnement. Pour la première fois dans notre histoire politique, nous ne connaissons pas, à ce jour, le programme réel du Président de la République et de la majorité parlementaire socialiste qui se dessine. Tout est dans le flou, tout est dans l’imprécision.
Le Front de gauche continue. Le peuple a besoin de lui. Toutes les idées qui vont émerger sont utiles à prendre. « L’Humain d’abord » ce n’état pas qu’un slogan électoral, c’est un engagement durable.
Bernard Violain
1) A ce jour aucun des 3 candidats socialistes qui se présentent au 2ème tour n’a fait connaître ses intentions sur ce traité.
Lundi 18 juin :
A partir de 14h30, organisation de nombreuses rencontres décentralisées avec toutes celles et tous ceux qui font le Front de gauche en Vendée. A cette occasion les communistes informeront tous nos amis du Front de gauche de la proposition qui aura été retenue par le Conseil National du PCF qui se sera réuni le matin même. Cette résolution du conseil national précisera notre orientation et les premières initiatives de notre parti dans la situation politique nouvelle. Elle portera une proposition précise sur la participation ou non du Parti Communiste Français au gouvernement.


